Claude Genisson : Un article a lire pour mieux le connaitre

Posté le 7 novembre 2011

Claude Génisson : un peintre qu’il serait dommage que sa ville oublie

 Claude Génisson, dans son appartement de la rue Saint-Jacques, termine son dernier tableau.  La Voix du Nord

Claude Génisson, dans son appartement de la rue Saint-Jacques, termine son dernier tableau.© La Voix du Nord

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« Les jeunes générations ne me connaissent pas » constate Claude Génisson, qui a hélas sans doute raison. Un état de fait auquel il faut remédier sans tarder.

PAR JEAN-LUC ROCHAT

douai@lavoixdunord.fr PHOTOS ÉMILIE DENIS

Le plus grand peintre douaisien encore vivant est né le 27 août 1927 à… Paris. Mais Douai est devenu sa ville d’adoption puisqu’il s’y est installé il y a plus de 50 ans, en 1954. Une rencontre qui aurait pu ne jamais avoir lieu. Car les trois années précédentes, Claude Génisson les avait passées à Saint-Quentin, à enseigner le dessin. « On a alors proposé à ma femme, qui était médecin du travail, un poste à Douai. Je ne m’étais jamais plu à Saint-Quentin, car les gens étaient des Picards. Je pensais que Douai serait pareil. On s’est engueulés toute la nuit. Je lui ai dit : « Je n’irai pas plus haut ». Nous sommes quand même venus à Douai et là, c’était le jour et la nuit comparé à Saint-Quentin, car j’étais chez les Flamands. J’ai découvert que la terre de l’art commençait ici. J’ai découvert aussi à Douai une population passionnée de peinture. Et pas que la bourgeoisie. C’est d’ailleurs un peintre douaisien, Delplanque, qui m’a poussé à exposer. » La célébrité viendra neuf ans plus tard : « Lors de ma première expo importante, à la galerie Gaveau à Paris. L’affiche annonçant l’expo représentait la partie centrale de La Tour de Babel, la première, et elle était très belle. Lord Rothschild l’avait remarquée et s’est rendu à la galerie, avec sa cousine, Cécile de Rothschild. Gaveau lui a dit que l’oeuvre était encore chez l’encadreur. Lord Rothschild s’y est rendu et l’a achetée. » M. Génisson aura la surprise de voir défiler à son expo 20 à 30 fois le nombre de personnes invitées. Même pas à cause de cette vente exceptionnelle qui lui vaudra un peu plus tard une double page dans Paris Match. « Les gens sont venus en ayant simplement vu l’affiche.

 » Jacques Prévert, Fernando Arabal, Mouloudji, le général commandant les Invalides… seront parmi cette foule venue voir le travail de ce jeune peintre provincial.

Avec sa femme Geneviève, M. Génisson se rappelle une époque maintenant révolue où, à Douai comme à Paris, le public était plus curieux : « Les gens bougeaient, allaient voir, il y avait une autre atmosphère. » D’autres expos suivront, en groupes ou rien que pour soi, à peu près partout dans le monde : Tokyo, la Biennale de Venise, Londres, la Belgique où il est souvent invité, New York, etc.

La dernière expo régionale qui lui a été consacrée a été le fait du musée d’Arras, en 1989. « J’ai eu le grand plaisir de constater que les 80 pièces de la rétrospective étaient toujours la propriété des gens qui me les avaient achetées. » Arras, pourquoi pas ? Mais pourquoi pas non plus Douai ? M. Génisson est incapable de donner la réponse. « Conrad Bernstein (l’ancien PDG d’Arbel) et d’autres représentants de la bourgeoisie douaisienne m’avaient demandé : « Pourquoi diantre exposer là-bas, à Arras ? » Mais parce qu’on m’y invite ! » •

Voici une nouvelle oeuvre trouvée  sur le Net :

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