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Archive pour mai 2011

Gérard Di-Maccio : Une rencontre pas comme les autres

Comme annoncé lors d’un précédent article, je reviens sur un évènement particulier dans notre vie d’amateurs d’Art, la rencontre avec le maître Gérard Di-maccio. En janvier dernier, grâce à un réseau social bien connu, nous sommes rentrés en contact avec Erica et Gérard Di-Maccio, nous leur avons fait part de notre passion pour l’art Visionnaire de Gérard et nous leur avons demandé s’ils leur arrivaient de rencontrer des passionnés tels que nous. Très gentiment, Erica et Gérard nous ont répondu par une invitation à venir les rencontrer chez eux en Belgique le 20 février 2011.

Leur accueil a été plus que chaleureux, nous avons passé trois heures à partager ensemble, sur leur vie, sur l’art en général et l’art de Gérard en particulier. Calme, simplicité et sincérité ont été au rendez-vous.

Parlons maintenant de l’artiste qui judicieusement a tout de suite souligné une évidence : à savoir qu’il n’avait pas souvent l’occasion de pouvoir discuter avec  ses propres collectionneurs. En effet, la majeure partie des œuvres de Gérard ont été vendues par l’intermédiaire de galeries d’Art, ce qui rend difficile le contact. La richesse d’une galerie dépendant essentiellement de son portefeuille client, il est bien souvent maintenu secret.

Il y a donc eu un véritable échange entre nous.  Autant vous dire que Gérard a apprécié les œuvres de notre collection qui s’étalent entre des réalisations de 1977 et 2001. Je dois dire qu’il a même été surpris de revoir son premier triptyque avec qui, il a longtemps vécu dans son appartement Parisien. J’ai été amusé par l’une de ses expressions clefs, vous avez quelques bonnes toiles, ce qui dans sa bouche, signifie qu’il possède tout le recul nécessaire et la lucidité pour faire le tri objectif entre ses meilleures productions et ce qu’il juge peut être moins bon.

Quelques anecdotes m’ont touché particulièrement, notamment celle de cette ancienne actrice américaine qui a servi de modèle pour notre pastel de la vieille dame.

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Pour notre autre pastel, que l’on pourrait maladroitement titrée « la femme entravée », il faut savoir que Gérard, a véritablement attaché son jeune modèle pour pouvoir immortalisée cette œuvre de force.  Il nous a expliqué que souvent les œuvres proviennent de son imaginaire sans besoin de modèle et au contraire lorsqu’il veut magnifier ses personnages dans des positions atypiques, il fait appel à des modèles pour mieux en appréhender les détails.

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Pour ceux qui connaissent bien son œuvre, vous avez sûrement remarqué les toiles où ce personnage ridé nous apparaît comme un ancien monarque, une sorte de guerrier, avec pour une de ses pièces maîtresses, en fonds de toile, ce même personnage qui monte fièrement un cheval puissant dans une posture d’une rare noblesse.

Il faut savoir que ce « seigneur de guerre », peint avec autant de détails, était en fait un marginal, bien connu des services de police et qui faisait la manche pour survivre. Un soir, Gérard l’a invité à monter dans son appartement, ils ont alors convenu d’un échange de bons procédés, Gérard lui a donc proposé des revenus en fonction de ses heures de poses. Outre la grandeur d’âme de l’artiste, cela illustre parfaitement un point fondamental de l’œuvre de Gérard, dans tous les cas, avec ou sans modèle, son sujet est magnifié jusqu’à cette beauté et cette force que lui seul parvient à insufflé à chacun de ses sujets, même ordinaire.

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Plus qu’une anecdote, j’espère qu’un jour Erica et Gérard écriront ensemble toutes ces petites choses qui font la vie de ces grandes œuvres. Il faudra aussi revenir sur l’époustouflante épopée de l’œuvre magistrale de Gérard, passant de la France, à la Tunisie, pour finir au Japon avec des péripéties de transport assez drôles. Drôles, à posteriori bien sûr, car Erica n’en dormait pas entre les avions sur mesures, les bateaux et au dernier moment les portes trop basses de son écrin Japonais, tout n’était qu’une succession de stress et d’imprévus.

Erica nous a avoué que grâce à notre venue, Gérard n’avait pas touché à ses crayons ce jour-là. Il faut savoir qu’une journée sans peindre ou dessiner est in-envisageable pour Gérard, peindre n’est jamais un travail, c’est simplement Vital pour lui.

Notre après-midi s’est achevée tranquillement par une visite de son atelier, quelques photos et Gérard nous a offert deux ouvrages importants que nous ne possédions pas, en nous les dédicaçant gentiment.

Je ne trahirais pas de grands secrets en vous disant que Gérard et Erica ont encore beaucoup de projets en cours, dont je ne divulguerai rien, mais nous éperons que tout ceci prendra forme un jour ou l’autre. Merci encore au hasard, qui au dernier moment à fait que Gérard, Erica et leurs enfants sont partis vivre en Belgique au lieu des Etats Unis, nous permettant ainsi de pouvoir les rencontrer.

En conclusion, sachez que depuis Gérard et Erica sont venus manger à la maison et c’est une immense fierté que de les avoir accueilli à notre table et quoi de plus beau que d’entendre de la bouche du maitre que cela lui faisait plaisir de revoir nos « bonnes toiles ».

 Pour compléter mon article, voici les photos des 5 ouvrages clefs pour admirer les oeuvres de ce génie.

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